Micronouvelle: réflexions de vie!

Mis à jour : nov. 18


J'aime écrire, j'aime lire, j'aime apprendre. C'est souvent le propre de l'Homme: la curiosité!


Me voici avec toujours plein de projets en tête... c'est pourquoi La Petite Nénette existe!

L'idée est toute simple: réaliser mes passions et les vivre à fond avec et pour les autres... = écrire, voyager, animer, former, conseiller... ces verbes réunis forment mon ikigai, en japonais "ma mission de vie"!


En ces temps de confinement, je vous partage une micronouvelle, rétrospective sur ma mission humanitaire en Afrique (écrite pour un concours littéraire national)...




Aventures, histoires et réflexions sur la VIE à retrouver dans le roman:

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Ensemble en Afrique : l’esprit de communauté m’a redonné un sens


« Si tu veux aller vite, pars seul. Si tu veux aller loin, partez ensemble». Proverbe Africain. Jusque-là, ce n’était encore qu’un proverbe parmi des milliers d’autres, qui cherche à capter notre attention et nous faire réfléchir l’espace d’un instant. Puis, nous retournons rapidement dans nos vies effrénées, à courir contre le temps pour accomplir le maximum de tâches dans nos journées bien trop courtes. Il aura fallu que je vive une mission humanitaire en Afrique pour prendre réellement le temps de découvrir le sens réel de ce merveilleux proverbe. J’ai passé la trentaine et comme de nombreuses personnes de ma génération, j’en ai eu marre de ces métiers à « papiers », ces métiers où l’on passe nos journées en réunions à essayer de convaincre par de multiples rapports une idée, se retrouver à passer 80% de notre temps à justifier notre travail pour n’en réaliser concrètement que 20%... J’ai perdu le sens réel de mon travail. Alors, j’ai décidé de partir en Afrique pour aller sur le terrain et me sentir utile dans une activité de volontariat. Peut-être que cette fois-ci, je vais enfin retrouver ce sentiment et apporter ma pierre à l’édifice dans ce monde. Ainsi, je veux relever cette mission humanitaire de six mois comme un défi de travail sur moi-même et du « lâcher prise ». Pour démarrer un tel voyage, la première règle tout d’abord est de ne pas se fixer d’attentes particulières sur cette aventure africaine: pas d’attente n’implique par conséquent pas de déception ? Je ne me pose pas de question sur l’orientation que je vais donner à ma vie après cette mission. Enfin, je vais essayer… Car nous avons tous reçu une éducation qui mentalement nous prépare à organiser et planifier le contrôle de notre vie future. Je vais donc tenter de mettre ma vie entre parenthèses pendant 6 mois afin de découvrir un continent et sa culture chaque instant. C’est ainsi que la trentenaire que je suis, quitte une Europe en souffrance, une Europe devenue pessimiste au quotidien avec ces peurs d’attentats, ces violences, son économie affaiblie et ses politiciens qui se menacent les uns les autres, de pays en pays… Peut-on encore parlé d’une Europe unie tel le veut l’appellation « l’Union Européenne » ? Ou doit-on parler d’une Europe « individualiste » ?


J’atterris sur les terres d’Afrique où l’esprit communautaire est le maître mot. Les premiers signes de cet esprit sont visibles dès mes premiers pas dans la rue : l’énorme "SOURIRE" et le bonjour de chacun dans la rue invitent à l’échange. Malgré la pauvreté et les conditions précaires dans lesquelles certains vivent, les africains ont toujours un sourire envers l’autre, prêts à nous offrir le peu qu’ils ont, par convivialité et par sens du partage ! Le sourire serait-il un premier pas vers le bonheur et le bien-être ? Le sourire est l’arme la plus efficace contre le mal-être, la méchanceté, la douleur, la peur, l’angoisse… Et surtout, nous n’imaginons même pas combien un sourire peut être puissant et impacter l’autre en face de nous. Quand je suis allée en mission dans les communautés rurales, touchées par la pauvreté, le simple fait d’être présente, d’écouter les locaux et de leur sourire a apparemment eu beaucoup plus d’effet que je n’imaginais. Je pensais être là juste quelques heures à les éduquer sur l’importance de prendre soin de sa santé. Et finalement, j’ai eu écho par la suite, que le simple fait qu’une européenne vienne spécialement les voir dans leur petit village et leur sourire leur faisaient énormément plaisir. A tel point qu’ils partagent dans leur communauté l’histoire de ma venue... Un ami local m’a dit : « c’est comme une petite graine que l’on plante. On ne voit pas ce qui se passe dessous terre, mais qui sait, peut-être, on l’a aidée à pousser et se développer ». Alors, ne sous-estimons jamais la puissance d’un sourire. Un autre jour, nous avons conduit plus de deux heures sur un chemin escarpé, poussiéreux, accessible uniquement en 4x4, pour atteindre une école rurale installée sur une colline, semblant coupée du monde. Les enfants marchent chaque jour, pieds nus sur la terre battue pour attendre leur classe. Ils ne manqueraient l’école pour rien au monde. Nous arrivons et déposons les pots de peinture et pinceaux que nous venons tout juste d’acheter. L’épouse du chef du village nous accueille elle aussi avec un grand sourire. Nous allons repeindre leur classe afin que les enfants bénéficient d’un cadre plus agréable pour étudier. Il n’y a que 2 salles pour 6 grades. Les 6 grades sont regroupés en 4 classes, formant un total de 119 élèves. Lorsque nous arrivons, une classe avait lieu à l’extérieur sous un arbre. Les enfants étaient très attentifs auprès de leur professeur. Lors de notre entrée dans la salle, munis de nos rouleaux et pinceaux, ils se sont tous agglutinés autour de nous par curiosité. Une fois la barrière de la timidité passée, ils se sont approchés pour nous partager leur plus beau sourire. Et ensemble, nous avons tous bougé les meubles, main dans la main. Les enfants étaient tellement excités qu’ils ont naturellement décidé de participer à notre activité en nous aidant comme ils pouvaient à bouger quelques meubles. Avec mes collègues, nous nous sommes ainsi orchestrés à peindre chaque pan de mur. Et, naturellement, chacun a trouvé son rôle dans ce nouveau groupe formé: l’un s’affaire en hauteur pendant que l’autre s’occupe du sous-bassement et une autre personne finalise les détails au pinceau. Nous avions tous un but commun : rendre les enfants heureux afin qu’ils aient plaisir à avoir cours dans leur classe. Le fruit de notre travail a ainsi un impact immédiat et visible aux yeux de tous.

C’est certainement cette sensation d’utilité qui nous a poussés à trouver cette énergie de groupe et peindre cette grande classe avec une rapidité que je n’avais jamais vue ! Nous étions là, tous ensembles, plein d’enthousiasme, réalisant une tâche pourtant simple mais tangible et surtout valorisable. Cet esprit de communauté était tellement fort que certains enfants ont voulu donner quelques coups de pinceaux pour aider. L’épouse du chef du village à elle aussi voulu participer à notre activité. Nous étions tous unis et heureux de voir le résultat progresser à grands pas. Après avoir passé ce moment magique de partage, ce n’est pas le travail qui fait notre bonheur mais les rencontres et les échanges qui nous nourrissent et nous enrichissent. « Mille mercis » : ce sont les mots de cette communauté !


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